La Ronde des Maîtres
4- Μaître Bouddha

A Athènes, par l’intermédiaire de Mariannick
30/01/2013

Soyez les bienvenus. Laissez se détendre tout ce qui vous attriste, vous met en colère, vous fait sortir de votre centre. Ne jetez rien, tout est nourriture et vous sert à grandir. Nous ne jetons jamais rien, nous faisons évoluer ce qui vient à nous. C’est cela notre travail sur Terre : l’élaboration de toutes ces données. C’est cela notre travail : de tout regarder, de tout accepter, d’apprendre jour après jour, d’approfondir notre relation à notre Etre, d’intégrer tous les aspects de notre Etre. Nous ne jetons rien.

Oui, à certains moments vous vous dites bien sûr que ce chemin spirituel que vous prenez se doit d’être lumineux et que s’il ne l’est pas il doit au moins vous conduire vers la lumière. Quand vous n’êtes pas dans une de ces journées lumineuses, dans un de ces instants lumineux de votre chemin, vous en ressentez de la culpabilité et vous préfèreriez jeter cette partie de vous éloignée de la lumière plutôt que de l’accepter. Nous vous le répétons : c’est une erreur. Tout est nourriture sur le chemin, tout ! Et la lumière n’est pas l’unique but.
 

- La lumière est-elle le but ? -

La lumière est un élément. Vous allez nous dire que ce n’est pas n’importe quel élément… c’est certain. Vous nous dites aussi que la lumière est un élément constitutif, celui à partir duquel tout commence… bien sûr, mais cela vous le dites lorsque vous y pensez. Au quotidien vous considérez la lumière différemment, vous n’y pensez pas comme étant la base du tout. La lumière est pour vous un but, un but une fois atteint où vous serez illuminés, dans un état de nirvana, avec un sourire permanent aux coins des lèvres, dans la félicité. Lorsque vous pensez à la lumière c’est cela qui vous vient au quotidien et là-dessus nous disons : non, parce que lorsque vous pensez à la lumière de cette façon elle vous place hors de votre centre, elle vous incite à ne regarder que dans une seule direction.

Lorsque vous regardez ainsi la lumière vous avez inévitablement, de l’autre côté du centre, l’ombre. Vous êtes au centre : devant vous la lumière et derrière vous l’ombre, ou bien au-dessus la lumière et en-dessous l’ombre, voyez cela à votre guise, cela revient au même. Quand vous regardez la lumière comme un état idéal en décalage avec votre quotidien et non pas comme la base du Tout, vous vous situez dans la dualité et par conséquent dans l’ombre également. Cela signifie que parfois vous allez être dans la lumière et d’autres fois dans l’ombre et que vous aurez perdu votre centre. Oui, parfois vous serez la lumière, parfois vous sauterez de joie, vous percevrez votre déïté, vous vous sentirez créateurs, êtres magnifiques en relation avec les autres dimensions, vous sentirez les pas que vous avez faits vers l’avant, mais comme la roue tourne, le jour ou l’instant suivant vous vous sentirez moins que rien, incapables d’avancer, et vous perdrez courage…

Quand pour vous il y a la lumière, il y a aussi l’ombre. Qu’est-ce que cela veut dire, de laisser la lumière ? Oui, oui, oui… aussi étrange que cela puisse vous paraitre, nous vous disons aujourd’hui de laisser la lumière pour entrer au centre de la roue et vous y asseoir. Vous n’êtes plus ni en haut ni en bas, vous êtes exactement au centre. De là, vous pouvez regarder la roue tourner sans vous situer à sa périphérie, en restant au centre.

Nous entendons certains dire : « oui, mais ça n’est guère enthousiasmant ! » et là nous attirons votre attention sur ce mot en vous disant que justement, il est question ici d’entrer dans l’essence des choses (le mot ‘ousia’ en grec signifie ‘essence’). Quand vous parlez d’enthousiasme la plupart du temps vous n’êtes pas dans l’essentiel, ce sont les choses extérieures qui provoquent la façon dont vous vous sentez, cela ne vient pas de vous. Entrez dans l’essence : pas dans celles des choses mais dans la vôtre, et restez-y. Asseyez-vous au cœur de cette essence.

Ça n’est pas drôle ? Vous ne sautez pas de joie ? Peut-être, peut-être, mais pratiquez un peu et ensuite nous regarderons quelle est l’essence réelle, l’essence de la vie, l’essence de votre positionnement, l’essence de ce que vous dites. Asseyez-vous au centre de la roue, loin de la lumière et loin de l’ombre, loin du désir du moindre mouvement, loin de tout jugement, juste là, au centre. Là, emplissez vos poumons, inspirez… et sentez le centre se dilater… et sur l’expir vous retrouvez le point central… vous inspirez de nouveau et votre champ énergétique se dilate… expir… inspir de nouveau qui vient englober toute la roue, et vous êtes tout au même instant… revenez au cœur…

Vous voyez, en faisant cela vous pouvez être à la fois lumière et ombre, bon et mauvais, vous pouvez être tout sans oublier que vous êtes le centre. C’est là que réside l’essence. Vous n’avez rien à chercher de meilleur ou de plus grand, plus de joie, plus de lumière. Vous avez à être, assis au centre. A cet instant, vous êtes tout. Vous pouvez faire grandir ce ressenti en respirant profondément parce qu’en élargissant votre inspiration vous élargissez aussi votre champ énergétique. Rien d’autre…


- Shamballa et les cercles énergétiques –

Quand vous êtes assis ainsi, chacun en son centre, vous formez un cercle autour duquel tourne le monde. Quand vous respirez assis au centre vous êtes partout présents dans votre structure énergétique, alors quand vous vous asseyez ainsi à plusieurs vous transférez ce centre, l’essence du centre, à toute la structure énergétique du cercle… vous le savez, là où plusieurs se réunissent au nom de l’Un il y a extension de l’énergie et le cercle prend de grandes proportions. Vous délimitez, en faisant cela, une base autour de laquelle d’autres vont venir tourner, comme les électrons autour du noyau de l’atome.  

Ce que vous délimitez ainsi ressemble bien à un atome dont le noyau, pourtant si petit par rapport à la taille de l’atome, rassemble toute l’énergie. Chaque atome, chaque molécule à ses particularités. Quand vous vous rassemblez et que vous vous asseyez dans votre centre, unis au nom de l’Un, vous avez une qualité bien particulière que vous offrez au monde. Oui, il s’agit bien de service…

C’est en plus petit ce que font les Maîtres à l’endroit que vous nommez Shamballa. Depuis bien longtemps, ils se concentrent dans un endroit dont l’emplacement change parfois : le mot ‘Shamballa’ est symbolique et nous l’utilisons parce qu’il parle à la plupart d’entre vous. Les Maîtres se rassemblent en cercle et ne font rien d’autre que de s’asseoir en leur centre. Ils créent ainsi un champ en totale harmonie avec l’Un, avec le Tout. Ils créent un champ qui reflète la puissance du Tout. C’est ce qu’ils font depuis des millénaires : ils reflètent cette qualité.

La Terre change. L’humanité change et peu à peu, au fur et à mesure de la maturité acquise, la Terre et la vie sur Terre est remise entre vos mains. De plus en plus, des cercles comme celui-ci se rassemblent et viennent refléter la puissance de l’Un. Vous apprenez. Vous apprenez, et ce faisant vous ne projetez rien. Vous ne créez pas dans le sens que donne l’humanité à ce terme. Vous ne faites pas un travail manuel, vous ne projetez pas un désir, même pas de volonté propre. Nous pourrions parler de volonté pourtant car il y a bien la volonté de demeurer au centre en totale quiétude, tous ensemble dans une ouverture totale à la volonté de l’Un.

Vous laissez cette volonté se refléter à la surface de ce que vous êtes, au cœur, sans projection aucune, sans jugement, avec la simple connaissance de ce que vous êtes et de ce que vous pouvez accomplir.

Peu à peu le cercle de Shamballa laisse sa place à tous les cercles de disciples qui grandissent et deviennent des Maîtres à leur tour. C’est cela qui se passe sur Terre : là où vous aviez peu de Maîtres, ils sont maintenant nombreux. La plupart d’entre eux ne savent pas encore qu’ils sont des Maîtres, ils ne le reconnaissent pas encore mais il en est ainsi. C’est leur travail durant cette vie : reconnaître qui ils sont, demeurer dans cette position, et laisser ce centre s’écouler… le laisser paraître… sans rien faire. Ils n’ont rien à revendiquer, rien à empêcher non plus.

Vous êtes assis, les mains ouvertes vers le ciel. Vous recevez les énergies et les laissez passer par vos pieds et entrer en Terre, continuer leur route selon leur plan. Oui les énergies arrivent avec leur propre plan. Vous leur donnez la possibilité de s’enraciner, de s’ancrer sans y ajouter aucune coloration personnelle. Vous êtes simplement par la pensée assis en lotus, en cercle : vos mains, vos genoux se touchent et vous formez un cercle énergétique parfait qui laisse en son centre une énergie entrer et s’enraciner telle qu’elle est.


- Le programme de l’année : le service –

Voyez qu’en de nombreux points sur Terre le même travail s’accomplit en cette période. L’intégration de la nouvelle énergie va se poursuivre sur plusieurs mois, sur toute l’année…

Vous avez nommé cette nouvelle série de canalisations « La ronde des Maîtres » : le Maître Bouddha est avec vous aujourd’hui et vous êtes tous un Bouddha et chacun est un Maître.

Votre travail en tant que Maître ne s’arrête pas ici. Ce travail, vous le faites en conscience lorsque vous vous rassemblez mais il se poursuit même lorsque vous n’y pensez plus, lorsque vous marchez dans la rue. C’est toute votre sphère énergétique qui a accepté ce travail cette année, un travail qui se fera d’autant plus facilement que vous l’accepterez et le ferez en conscience : cela vous évitera d’entrer dans la tristesse.

Mes amis, Maîtres, cette année n’est pas une année pour sauter de joie dans la lumière : c’est une année pour vous asseoir au centre et être Bouddha. C’est une année où vous permettez  l’intégration d’une nouvelle énergie sur Terre. Si, pour une raison ou pour une autre, vous souhaitez aller vers une joie trépidante, vers la lumière et rien d’autre que cela, alors vous serez à la périphérie de votre structure et de la même façon que vous serez parfois dans la lumière, vous serez à d’autres moments dans l’obscurité. Vous vivrez le malheur tout autant que la joie débridée. Tant que vous accepterez le travail du cercle comme un transformateur de l’énergie de l’Un vers la Terre, vous demeurerez en total équilibre, au centre d’un univers, de votre univers. Alors non seulement vous vous sentirez bien, mais aussi vous sentirez que vous faites ce pour quoi vous êtes venus, vous vous sentirez à votre place. Vous aurez la satisfaction profonde d’être à votre place.

Vous pourriez dire à juste titre qu’il ne s’agit pas là d’un travail pour enfant, ni même pour adolescent. C’est évident. Nous vous proposons un positionnement très mature que vous acceptez par votre présence ici. Vous l’acceptez grâce à toute la maturité que vous avez acquise tout au long des vies que vous avez vécues, des expériences que vous avez rassemblées non seulement sur Terre mais aussi dans d’autres systèmes. Vous êtes cela, vous êtes ce cœur qui accepte une place dans le cercle des Maîtres. Ce n’est pas un travail sous les feux des projecteurs et où vous allez gagner la reconnaissance d’autrui, mais c’est un travail qui vous amène à une profonde reconnaissance de ce que vous êtes et de votre place en liaison avec nous et en conscience.

Nous sommes bien sérieux aujourd’hui dites-vous ! Il ne s’agit pas exactement de sérieux mais davantage de responsabilité. Le centre, c’est le centre que nous apportons, le centre qui n’oscille ni d’un côté ni de l’autre mais qui englobe le tout, ne rejette rien.

Vous faites le travail que vous êtes venus faire. Il se nomme : service. Nous sommes heureux de servir l’Un ensemble. Nous sommes heureux d’ancrer cette énergie de l’Un ensemble, sur Terre. A chaque fois qu’en conscience vous prenez une inspiration vous pouvez retrouver cette perception, ce souvenir de ce que vous êtes et de ce que vous avez accepté de faire pour la Terre et pour l’humanité.

Nous servons ensemble et cela nous donne une joie profonde, la joie du centre. Dans cette posture, un léger sourire apparait qui se répand partout dans toutes les dimensions et dans toutes les directions de la sphère énergétique que vous êtes. Un Bouddha au centre du cercle… c’est ce que vous avez créé, c’est la projection de tout le cercle et ce Bouddha sourit doucement. Cette énergie se répand dans toute votre sphère… et partout à la surface de la Terre. Elle rencontre l’énergie semblable d’autres cercles et forme avec eux un treillis constitué de cette énergie qui reflète l’Un en souriant…

Tout est pour le mieux. Tout est pour le mieux.

Et il en est ainsi.