Le cercle de Saint Germain et El Ia
‘3 : Notre rêve le plus fou ’

A Athènes, par l’intermédiaire de Mariannick
22/02/2012

Nous arrivons sur un courant d’amour. Un fleuve d’amour : c’est ce que nous sommes pour venir vers vous, pour vous. Vous êtes l’amour de notre vie. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ces mots vont bien au-delà de quelques mots que vous pouvez adresser à l’être que vous aimez…l’amour de notre vie ! La vie dans le sens de quelque chose d’infini, sans commencement ni fin. Ce qui est aimé dans cette vie dont nous parlons c’est justement l’infini, c’est la vie qui nait, meurt, renaît et meurt à nouveau, continue sans cesse, c’est la ligne, la lignée qui nous unit. C’est la lignée d’amour qui nous unit. Vous vous trouvez à un bout de cet amour et nous à un autre mais la ligne qui nous unit est notre vie.

Cette lignée vous appartient autant qu’elle nous appartient et c’est pourquoi nous parlons ici de courant, de fleuve, parce que quand vous parlez d’un fleuve vous ne pouvez pas déterminer où commence l’eau et où elle se termine. Une goutte va se trouver ici à un moment donné et là le moment suivant, mais le fleuve reste le même, même lorsque les gouttelettes qui le composent ont toutes changé de place. Vous aussi avez changé de place, vous étiez autrefois plus près de la Source et vous allez à présent vers l’embouchure du fleuve.


- A l’embouchure du fleuve –

Vous parlez souvent de la Source comme étant le but ultime. Votre désir de vous reconnecter à la Source est grand et pourtant le courant ne vous y conduit pas. Le courant vous emmène vers l’estuaire… et si c’était la même chose, et si la Source et l’océan vers lequel vous allez c’était la même chose ? Ce serait comme un grand cycle de vie, infini lui aussi ! Il n’en va pas tout à fait ainsi et ce que nous essayons de vous donner ce sont des images au travers desquelles vous pouvez ressentir le courant et la splendeur de notre route commune car en devenant l’océan nous devenons le Tout. Lorsque nous devenons océan, le fait d’être plus ou moins loin de la Source n’a plus d’importance, ni celui de s’être trouvé plus bas dans le lit du fleuve en avançant lentement ou au contraire plus près de sa surface en avançant à toute vitesse vers l’océan. Nous sommes arrivés et nous sommes tous à présent dans cet océan. La conscience est une.

Comprenez-vous ? Peu à peu vous y arrivez, nous arrivons ensemble à cet endroit qu’est l’entrée dans l’océan. Nous y arrivons lentement et rapidement à la fois… lentement dans ce sens où nous avons passé de nombreuses vies à être séparés, et rapidement dans ce sens où depuis que nous nous sommes retrouvés nous nous unissons de plus en plus activement. Vous nous sentez de plus en plus clairement. Vos larmes coulent parfois lorsque vous nous sentez si fort, et vous dites alors : « enfin ! Nous nous sommes retrouvés… enfin cet amour perdu, cet amour de la lignée sur laquelle nous nous trouvons vous et nous, cet amour est retrouvé et tout prend sens. »

Ainsi, en arrivant près de l’embouchure, le courant se renforce, le fleuve s’élargit, nous le sentons… et puis l’eau commence à ne plus être aussi douce, un peu d’eau salée de l’océan vient s’ajouter à celle du fleuve et nous commençons à sentir quelque chose de très différent ! C’est une nouveauté totale, quelque chose que nous n’avons jamais perçu jusqu’à maintenant, même pas au niveau de la Source, c’est une expérience totalement nouvelle. Peu à peu, les gouttelettes que nous sommes sentent ce sel, ressentent la différence, perçoivent que quelque chose les unit.


- Ce qui nous unit –

Il y a comme une matière, une substance présente dans l’océan que nous créons tous ensemble et dont le rôle est de nous unir, d’unir notre conscience, de faire en sorte que nous ne soyons plus qu’une seule et même grande conscience, que notre conscience devienne la vôtre et inversement. Nous sentons que cela arrive, nous le sentons approcher et c’est réellement quelque chose dont nous n’avons pas encore l’expérience. Partant de là on ne peut plus vraiment dire que nous venons de la Source et retournons à la Source. Nous créons un nouvel univers. Nous créons du neuf. Il s’agit d’une telle innovation qu’à sa suite l’océan va créer à son tour des nouveautés dont nous n’avons pas idée. Cela ouvrira des portes et des chemins que nous n’imaginons même pas ! Mais c’est un autre sujet…

Ce qui est notre sujet c’est le courant qui nous entraîne vers l’embouchure du fleuve, la joie que nous ressentons à le sentir s’élargir et à nous unir.

C’est un peu paradoxal parce que d’une part dans l’océan on peut sentir les distances de plus en plus grandes nous séparer tant cet océan est grand, mais d’autre part et grâce à l’existence de cette substance –la quintessence- ce que je pense tu le penses aussi et l’espace n’existe plus, et le temps a disparu et je me tiens devant toi et il en est tout simplement ainsi. Je te tiens la main et je te dis que nous construisons ensemble notre demain …

Il reste important que tu te situes à cet endroit de jonction entre le chakra du cœur et la colonne vertébrale. Tu es assis là, tu crées le futur, nous le créons ensemble.


- Le rêve le plus fou –

Tu es assis là et tu imagines, non seulement ta journée du lendemain, mais ton rêve le plus fou. Quel est ton rêve le plus fou ?... tu nous as bien entendu : vraiment un rêve fou, pas quelque chose de conventionnel ! Comment vas-tu pouvoir créer cela ? Tu es un créateur. Comment peux-tu créer un rêve aussi fou ?

Tout d’abord tu vas aller t’asseoir en esprit devant un champ vierge. Il n’y a devant toi qu’un peu d’herbe et de la terre parce que rien ne se passe, même dans les rêves les plus fous, sans un contact avec Gaia, sans ton amour pour elle et l’amour qu’elle te porte. La première chose à faire c’est donc de te relier à cet amour, à ce qui vous unit. Tu relies ton premier chakra à la Terre et ton chakra du cœur à Gaia, de façon à ce qu’elle soit toute entière en toi comme tu te trouves totalement en elle. C’est une communion que tu réalises là avec Gaia. Tu ne peux pas créer le fou, l’insolite, le presque inconcevable si tu n’es pas tout d’abord follement amoureux de Gaia parce que c’est sur elle et avec elle que tu vas créer tout ce que tu as envie de créer.

C’est donc cela le premier pas, sentir cette liaison, cet amour, sentir que tu n’agis pas seul et que tout ce que tu crées tu le crées avec Gaia. Cela présuppose donc son consentement et ta question : « es-tu d’accord avec la matérialisation de ce rêve complètement fou ? Est-ce que j’ai ton accord pour le créer dans le cadre que tu m’offres ? » Vous recevrez sa réponse au cœur et nous pouvons d’ores et déjà vous dire qu’à ses enfants chéris elle ne refuse rien. Soyez tranquilles, vous percevrez un « oui » clair, vous sentirez comme de l’eau glisser en vous, sa façon à elle de dire « tu es le bienvenu, tout ce que tu veux mon amour, tout ce que tu veux. Allons jouer ensemble ! »

Et puis ensuite, pour continuer ce jeu avec ton rêve le plus fou, tu vas voir arriver dans les airs une cigogne. Elle vient tenant dans son bec un gros cadeau particulièrement bien enveloppé dans un linge blanc ! Elle s’approche, atterrit et pose son cadeau devant toi qui te demandes : « qu’est-ce que c’est que ce bébé ? Est-ce qu’il correspond bien à mon rêve le plus fou ? » Nous l’avons dit, nous sommes dans la folie aujourd’hui et là où tu te demandais ce que pouvait bien contenir ce cadeau volumineux, à peine as-tu commencé à en défaire les liens que tu t’aperçois qu’il est vide ! Il n’y a rien à l’intérieur… mais ce linge qui se déplie est si grand qu’il recouvre tout l’espace devant toi.

C’est le cadeau du Ciel à ta folie. C’est le Ciel qui te montre à quel point il se réjouit que tu aies enfin accepté cette folie, que tu aies enfin accepté de donner forme à tes rêves les plus fous et non plus de te contenter de ceux qui ont déjà été matérialisés, que tu aies accepté enfin d’apporter du neuf dans ta vie. Tu penses que ta vie a déjà pris un virage et qu’elle ne peut plus changer ? Alors c’est que tu n’es pas totalement entré dans ta folie, essaies encore… aujourd’hui est un jour de folie ! Essaies encore, recommence au début et puis continue, ça en vaut vraiment la peine !


- Nous apposons notre signature –

Là, sur ce linge blanc qui concentre l’amour de Gaia et celui du Ciel, là tu vas placer ta volonté. Tu vas aller prendre place au centre, t’asseoir au centre et ne pas rester sur le côté à regarder ce qui se passe, tu vas aller prendre position ! Tu vas te lever et marcher sur ce linge sans aucune peur –sans avoir peur de le salir, et même si tu le salissais, n’est-il pas tien ? Ce cadeau est pour toi, tu en fais ce que tu veux-. Que se passe-t-il ? Au fur et à mesure que tu marches vers le centre, tu te rends compte que ce que tu laisses derrière toi ce ne sont pas des saletés mais tes empreintes. Ce sont tes propres empreintes que tu laisses et c’est ta façon à toi de dire que cette folie que tu t’apprêtes à construire est bien la tienne : « je revendique cette responsabilité. Ma volonté est suffisante, j’honore suffisamment la Terre et le Ciel pour assumer la responsabilité de créer jusqu’à mes rêves les plus fous et d’y apposer ma signature, c’est-à-dire d’y mettre mes empreintes, mes pieds, mes pieds forts de toute leur sacralité. »

Vos pieds sont sacrés mes amis parce qu’ils sont en contact avec la Terre, parce qu’ils font le lien avec d’autres aspects de vous-mêmes. Tant d’informations passent par vos pieds, de la Terre vers vous, et du Père, du Ciel vers la Terre ! Pieds sacrés, plantes des pieds sacrées, empreintes sacrées qui prennent la couleur de l’or alors que vous continuez à marcher et que vous allez vous asseoir exactement au centre car c’est ainsi que vous définissez votre aire de travail. Vous êtes dans votre folie, votre jeu et votre joie !

Que voulez-vous construire ? Quelle forme voulez-vous donner à ce rêve ? Donnez-lui une forme cristalline… vous allez lui donner la forme d’un igloo cristallin… vous pourriez parler aussi d’un sein de cristal, car cet endroit vous nourrit. Ce sein de cristal va nourrir votre rêve le plus fou. Voyez-le grand. Laissez les parois s’écarter de vous qui êtes au centre et prendre tout l’espace délimité par le linge blanc, aller loin et haut. Voyez maintenant comment vous vous sentez…

Mes enfants, vous bâtissez en ce moment à un niveau qui se trouve assez loin de celui où vous fonctionnez habituellement. Vous êtes au premier stade de mise en forme de votre rêve le plus fou. Généralement, quand vous sentez qu’un de vos rêves est particulièrement fou vous le tenez à distance de votre quotidien terrestre. Il n’en va pas de même quand vous construisez votre ‘maison du lendemain’ : là vous placez des piliers et des lignes énergétiques, des symboles, et cette construction est assez proche de votre réalité, suffisamment proche pour que vous puissiez voir des répercussions dès le jour suivant. C’est si simple, si facile ! Quand vous pensez à vos rêves les plus fous vous y mettez un frein, vous y mettez des barrières « c’est si fou que ça ne risque pas de se réaliser ! » avec comme première conséquence que ces rêves ne pénètrent même pas jusqu’à l’astral, qu’ils restent éloignés de vous : ils restent dans le mental. C’est là que vous allez aller les chercher et c’est de là que vous allez les ramener.


- La folie n’est pas là où on l’attend –

Comment vous sentez-vous donc dans cet igloo cristallin, que ressentez-vous ? Il se peut que vous y entendiez des sons. Il y a des couleurs aussi, comme des bulles de couleur qui flottent dans l’air… souvenez-vous de votre rêve, entrez dans ce rêve et écoutez. Prenez un peu de temps pour tendre l’oreille et voir ce qui vient vers vous qui êtes assis dans ce cadre cristallin…

Selon la façon dont chacun de vous fonctionne, vous allez entendre des mélodies, ou bien voir ces bulles, ou encore percevoir des mouvements lumineux… profitez de tout ce qui vous arrive car c’est cela dont vous avez rêvé, cela que vous pensiez fou et qui de tout temps a toujours été là, à votre disposition. Ce qui faisait barrage jusqu’à maintenant à la matérialisation c’était votre conviction que ce n’est pas possible soit parce que vous pensiez ne pas pouvoir le faire, ou ne pas en être digne, ou que le temps n’était pas venu pour cela… les raisons peuvent être multiples qui vous ont conduit à laisser vos rêves derrière vous si longtemps !

A présent que vous vous trouvez dans cet igloo, il n’y a plus de pensée négative, l’idée même d’une négation ne vous effleure pas. Il y a juste toutes ces petites lumières qui s’expriment par la musique ou par les couleurs, par le mouvement ou encore de toutes ces façons à la fois. Vous savez que puisqu’elles existent dans ce cadre, puisque tout est si beau autour de vous, il n’y a plus aucune raison de mettre des barrières. Pourquoi continuer comme avant ? C’était justement ça la folie !!! Finalement vous comprenez que tout fonctionne inversement de ce que vous pensiez au départ, que la folie c’était de penser que ça ne peut pas marcher ! Il vous apparait maintenant clairement que non seulement c’est possible mais que la matérialisation est déjà là, vous la voyez s’opérer ! Toutes ces lumières autour de vous, toutes ces notes que vous entendez sont si réelles à vos oreilles, à vos yeux, et elles sont si belles ! Vous comprenez votre folie d’avoir cru que c’étaient vos rêves qui étaient fous ! Le rêve est déjà réalité, il attend juste d’être matérialisé.

Pour qu’il se matérialise, vous devez tout d’abord le reconnaître et aussi l’accepter, et c’est ce que vous venez de faire. Et ensuite ? La seule chose que vous ayez envie de faire c’est de tendre les mains et d’attraper toutes ces lumières, ces notes qui sont si belles et de les mettre dans votre cœur, dans vos yeux, dans vos oreilles. Chaque note va rentrer dans une de vos cellules. Toutes ces petites lumières pénètrent dans votre corps, parfois par votre axe, d’autres fois par votre peau ou encore par le chakra du cœur ou d’autres chakras, d’autres portes. Certaines viennent chatouiller vos pieds et y entrer. Votre corps est devenu lumière, une lumière qui tremble doucement en raison des vibrations qui sont maintenant les siennes : un petit tremolo du aux vibrations qui fait paraître votre corps encore plus vivant. Il brille, resplendit. Vous resplendissez !

Vous avez incorporé votre rêve le plus fou : comme vous êtes beaux !!! Et ce que vous venez de faire, est-ce une folie ? En tout cas c’en est une aux yeux de ceux qui ne se sont pas encore éveillés à d’autres réalités. Vous vous êtes retournés et vous savez à présent que la vraie folie serait de penser que cette lumière que vous êtes ne peut pas se matérialiser. Toute cette lumière que vous êtes se transforme en acte, en offrande, en union. Toute cette lumière que vous êtes, tout ce corps se transforme en acte d’amour. Vous unissez tout ce que nous sommes avec tout ce que vous êtes en un acte d’amour envers la Terre et tous ceux qui sont avec vous sur cette Terre. C’est fou ? C’est magnifique !

Nous nous réjouissons de nos amis, de notre famille, de ces autres parties de nous-mêmes qui dans un espace-temps différent se sont reconnectées avec ce qu’elles sont : avec nous, parce qu’ensemble nous pouvons apporter notre folie, c’est-à-dire notre beauté sur Terre. Vous l’avez accepté. Cette acceptation s’est accomplie dans l’igloo, dans le sein de cristal : vous vous en êtes suffisamment nourris, vous y avez absorbé suffisamment de lumière pour pouvoir apporter votre rêve au niveau de la Terre qui, elle, continue de le considérer comme le rêve le plus fou.

Vous êtes assis de nouveau sur le linge blanc que vous a apporté la cigogne, mais votre corps a beaucoup changé. La structure de votre corps a changé intérieurement. Elle a accepté de matérialiser, de concrétiser. Elle a accepté d’être ce qu’elle est dans un autre espace-temps et de le montrer. Oui, elle a même accepté de le montrer sans crainte car elle est au-delà de toute crainte. Elle est dans l’offrande, tout simplement.

Gaia vous parlait la semaine dernière de lien, de relais. Vous êtes de nouveau ce lien. Vous avez accepté cette place. Un lien entre ce que vous êtes dans toute la longueur du fleuve –entre la source et l’océan- et la Terre, un lien avec toutes les autres gouttelettes qui forment ce fleuve avec vous. Vous le faites pour vous car ce faisant vous apprenez beaucoup. Vous le faites pour les autres gouttelettes et pour Gaia. Vous pouvez continuer de vous tenir sur ce linge, stables, une stabilité qui vous va bien car vous avancez fermement dans ce que vous êtes venus réaliser. Vous pouvez vous en réjouir et créer ainsi dans la joie, la conscience, l’amour et la lumière, toujours.

Et il en est ainsi.